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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 19:18
http://troll.farceur2.free.fr/news/2010/Pour-Jean-Jacques-Aillagon-la-rencontre-entre-le-chateau-de-Versailles-et-les-oeuvres-de-Murakami-est-tres-tonique-Photo-AFP.jpgArt - La planète manga investit le château de Louis XIV APRÈS LE HOMARD GÉANT de Jeff Koons en 2008, le Château de Versailles accueille les fleurs multicolores, les étranges bouddhas et les drôles de personnages de manga du Japonais Takashi Murakami. De quoi réjouir les amateurs d'art contemporain et faire fulminer les gardiens de la morale et de la tradition qui, avant même l'inauguration, faisaient circuler des pétitions vengeresses contre cette « profanation » et appelaient à manifester. Dans la provocation, pourtant, l'artiste semble avoir été bridé. On ne verra pas, dans la galerie des glaces, son fameux « My Lonesome Cowboy », jeune homme saisi en plein effort masturbatoire, faisant jaillir un jet de semence en forme de lasso. Pas plus qu'on admirera « Hiropon », cette jeune femme aux seins généreux d'où s'écoule un filet de lait en forme de... corde à sauter. Dommage. Il faut se contenter de Kiki et Kaikai encadrant le buste de Louis XIV dans le salon de Vénus. Au moins, les deux garnements, qui semblent tout droit sortis d'un dessin animé, déclenchent irrémédiablement un accès de bonne humeur. Culture du mignon et du manga Tout comme la sculpture du chien Pom, copie conforme du vrai toutou de Murakami, sa seule liaison affective connue, qui bénéficie d'une nounou vingt-quatre heures sur vingt-quatre et d'un régime alimentaire adapté. Sourires encore devant l'énorme tête boursouflée d'un empereur du Japon à barbichette revu et corrigé par l'esprit taquin de la star japonaise. Il y a encore ces fleurs joyeuses et ces bouddhas d'or ou d'argent. Le plus grand, haut de cinq mètres, domine la perspective des jardins de Le Nôtre comme un monstre extraterrestre incongru. Roi incontesté de la planète manga, Murakami donne à voir au public français un petit aperçu de cette culture du mignon et du manga faite de superhéros, de champignons acidulés, de fleurs colorées et de personnages de BD. Ce moine de l'art contemporain a érigé son délire personnel en multinationale. Il ne vit que pour son art mais en vit bien, vendant beaucoup et cher. Jusqu'à 15 millions de dollars certaines pièces ! Faut-il en rire, tout simplement ? Ou faut-il s'inquiéter de cette vision prémonitoire d'un monde de virtualité délirante ? Jean-Jacques Aillagon, président de l'établissement public du Château de Versailles, se dit « très convaincu par la pertinence et la cohabitation des œuvres de Murakami et du Château de Versailles ». Selon lui, « la rencontre est très tonique ». En tout cas, l'exposition s'impose déjà comme l'événement artistique de la rentrée. Une réussite en soi. Exposition Takashi Murakami au Château de Versailles. Ouverture au public jusqu'au 12 décembre
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